Amilure

Les amis de la montagne de Lure

A Montlaux, les choses se déroulent comme prévu.

Vendredi 1er septembre a eu lieu une réunion publique pour expliquer à la population la logique de la loi d’accélération des EnR, et les enjeux de la définition des zones d’accélération.

Cette consultation est imposée par la loi, mais comme les modalités n’en sont pas définies, on craint qu’elle se fasse en catimini, dans une opacité dont plusieurs communes sont coutumières. Nous avons récemment appelé les habitants de notre contrée à la vigilance, sur ce sujet.

A Montlaux, plusieurs citoyens ont souhaité assister qui se sentent concernés par la question, que ce soit comme simple citoyen ou comme porteur éventuel de projet. La mairie déplore cependant le manque de données fiables pour évaluer l’équilibre énergétique de la commune.

Une prochaine réunion permettra d’évoquer plus précisément la réponse de la commune à notre sous-préfecture, laquelle, en charge du développement EnR pour tout le département, a demandé qu’on lui communique d’ici la fin du mois les avancées de chaque mairie. Les projets seront examinés et les participants seront entendus.

A Montlaux, c’est clairement les toitures qui sont privilégiées, notamment celles des bâtiments agricoles. Les projets au sol ne sont pas encouragés.

Cette démarche correspond à celle qu’on attend de chacune de nos communes. Citez-la en exemple auprès des élus de la vôtre.

Consultations EnR : Montlaux montre l’exemple

5 commentaires sur “Consultations EnR : Montlaux montre l’exemple

  1. La solidarité OK mais pas au détriment de la destruction des FORETS dont la Montagne de Lure fait partie. Cette “furia” d’installations de panneaux photovoltaïque au sol sur des coupes rases est un scandale, l’arbre est un être vivant et a droit au respect.
    Les villes et les industries de tous les secteurs ont suffisamment de toitures pour installer des panneaux solaires (produire et consommer local) en laissant tranquilles nos forêts et nos terres agricoles. La sobriété énergétique est le premier élément à respecter en réduisant la précarité énergétique notamment dans le secteur du bâtiment qui représente 44 % de l’énergie consommée (5 millions de logements sont des passoires énergivores). L’amélioration du confort thermique des logements aurait dû être faite depuis longtemps. Les bâtiments ENERGIE POSITIVE sont une des solutions, il faut continuer dans cette voie pour sauver nos forêts qui sont des puits de carbone et mettre fin au mythe de l’énergie abondante et illimitée.

    1. Merci pour votre commentaire. A ce sujet 2 remarques :

      1. Où avez-vous lu que nous refusions toute centrale photovoltaïque au sol ? Vous êtes invité à parcourir notre site : nous somme contre certaines installations (nombreuses, il est vrai, car destructrices) mais pas toutes. Nous respectons les critères d’approbation de la DDT, que vous retrouverez en cherchant « DDT » sur notre site.

      2. L’expression « pas assez de toiture dans nos départements » aurait du sens si nous avions une idée claire des objectifs. Nos départements, disons les 04 et 05, sont largement excédentaires dans leur bilan énergétique EnR production/consommation, ce qui n’est évidemment pas le cas de tous.

      1. L’Hydro pilotable du 05 et du 04 vient en complément des autres productions de la région, et sont utilisées de manière prioritaire aux pics de consommation.
        En complément, il ya dans la région des centrales à Gaz pour 2GW utilisées aussi en journée. Le PV permet donc d’economiser de l’eau et du gaz.
        Cela n’a aucun sens d’isoler cette production pour faire croire qu’elle rend ces 2 départements autonomes, d’autant plus quand on considère toutes les energies fossiles actuellement consommées et qu’il faut remplacer.
        On part de tellement loin dans la desinformation que c’est difficile, malgré vos efforts, de revenir à information honnête….
        Vous conviendrez qu’une grande partie des opposants au champ de Cruis le font surtout par anti-industrie, anti-capitalisme, NIMBY, croyance que Lure ne va pas echapper au réchauffement climatique etc.
        Un champ de lavande a cet endroit ne poserait aucun soucis en fait.

    2. Pas assez de toitures ? ça se discute.
      Rien que pour les toitures supérieures à 1000m², de bâtiments commerciaux, industriels, et agricoles, la DREAL recense 3200ha, des ha qui pourraient produire 2GWc avec un ratio de 0,6KWc (https://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/potentiel-de-developpement-sur-toitures-a12535.html).
      Oui c’est sûr, on est loin de l’objectif de 12GWc du SRADETT, mais c’est sans compter les autres toitures d’habitations et les ouvrages collectifs. Tiens, je prends l’exemple de la maison de santé de Saint Etienne Les Orgues : voilà un bâtiment neuf qui se construit sans aucun panneaux sur la toiture, à côté d’un parking auquel il ne manque que des ombrières, et à côté d’une médiathèque à l’imposante couverture. N’y avait-il pas là l’occasion d’en faire une vitrine des intentions honnêtes de participer à la réduction des émissions carbonées ? Je n’ai pas connaissance que, parmi les acteurs institutionnels, un préfet par exemple, quelqu’un ait fait une proposition pour améliorer le projet dans ce sens vertueux. Dans le même temps les mêmes acteurs signent l’autorisation de destruction d’espaces naturels et de leurs habitants pour implanter des centrales solaires.
      Alors, si on commençait par équiper ce qui peut l’être ?
      Et puis aussi, pas assez de toitures pour quoi faire ? Si c’est pour produire une énergie décarbonée qui, pour cette année, ne fait que s’ajouter à celle, en augmentation, produite par le pétrole, le gaz, et le nucléaire, ça se discute aussi.
      Alors, et si on commençait par réduire ce qui peut l’être ?
      Il me semble que réfuter les projets PV au sol est plus porteur d’avenir que d’alimenter le “on va manquer”.

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