Sonnedix souhaite réaliser une deuxième centrale photovoltaïque au sol au lieu-dit Les Marines sur la commune de Chateauneuf Val St Donat.

Amilure n’est pas hostile au développement du photovoltaïque au sol quand il est démontré que le projet déposé respecte les directives du guide de la DDT 04,  notamment :

« L’insertion environnementale doit être conduite pour l’ensemble du projet (parc et dépendances) en tenant également compte des surfaces aménagées déjà existantes ou en émergence situées dans le voisinage (effets cumulés à rechercher dans une aire adaptée aux espèces présentes) ».

La MRAe a émis un avis  qui porte sur la qualité de l’étude d’impact présentée par le maître d’ouvrage, et sur la prise en compte de l’environnement par le projet.
Les principales observations portent :

  • Sur l’absence de consultation de la population pour la modification du PLU (mise en conformité du PLU)
  • Sur l’oubli de l’impact des zones qui seront défrichées pour respecter les OLD (obligation légales de défrichement) en bordure du (des) nouveau parc (scindé en 2 parties pour un total de 8 ha) par souci de respecter la topographie du lieu, mais ces bandes OLD s’ajoutent à la surface impactée sans que l’opérateur le signale, ce second projet est en continuité avec un parc déjà existant (9 ha).
  • Sur l’absence de considération des effets cumulés avec les autres projets ou réalisations du secteur (périmètre concerné 10 km alentour).
  • Sur l’impact au paysage, l’autorité environnementale considère que le projet s’inscrit dans celui de la montagne de Lure, bien qu’en étant décalé par rapport à la continuité du massif montagneux puisqu’il prend place dans un paysage constitué d’une végétation basse à moyenne de type garrigue dit massif des Bruyères sur un sol de marnes blanches. L’étude d’impact indique que « Le paysage est marqué par la présence de prairies et cultures arboricoles, d’oliviers conférant au territoire une identité rurale.  (p.33 /501) ». Elle indique aussi (p.71) que « du cœur du village, les fenêtres s’ouvrent sur la plaine agricole avec en toile de fond le massif des Bruyères » où serait le projet.
  • Plus techniquement dans la séquence ERC (éviter réduire compenser) que le porteur de projet doit impérativement respecter, les compensations sont soigneusement évacuées (pour cause, il s’agit de coûts qui se rajoutent au projet et que l’opérateur minimise toujours au maximum).

Amilure énonce dans son manifeste son refus « des expertises fallacieuses des promoteurs concernant les enjeux paysagers et les impacts environnementaux sur la flore et la faune. »

La proximité d’autres projets sur le flanc sud de la montagne de Lure ainsi que les impacts visuels qui en résulteraient s’ils étaient conduits à terme, nous pousse à combattre cette nouvelle tentative d’implantation de photovoltaïque au sol. Elle aggraverait encore le mitage sur cette zone et sa dégradation paysagère ainsi que les nuisances à l’égard des espèces vivantes sur ce secteur.

En outre, l’absence d’une réelle concertation avec la population locale ne permet pas de connaître son degré d’acceptation du projet et l’impact de celui-ci sur la qualité de la vie dans ce secteur de notre département.

Amilure s’oppose à ce projet et suivra de près les réponses détaillées de l’opérateur aux 14 recommandations de la MRAe.

index projet : #chateauneuf-marines

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