Il paraît que le métier d’opérateur photovoltaïque et éolien est de plus en plus difficile à exercer : les populations se crispent, les collectivités tergiversent, les instances dictent leurs positions, les associations se structurent, les médias doutent, et les politiques se contredisent – mais ça, ce n’est pas nouveau. Résultat, pour trouver quelques malheureux hectares à investir, c’est maintenant un véritable parcours du combattant qui s’imposerait aux promoteurs de tels projets.

On s’est pourtant bien fait avoir avec la camisole de force de la loi ASAP. Et les préfets, investis des impératifs du SRADDET, ne semblent pas mollir : on les voit sur tous les fronts faire des moulinets avec leurs multiples arrêtés.

Le journal Le Monde (copie de l’article pour les non abonnés) fait le point sur la question, dans une analyse qui montre la logique d’une préférence pour l’installation des EnR sur des terres artificialisées, mais aussi les limites de l’exercice, et la menace qui s’ouvre pour la réserve de nos terres agricoles. 

Sans vouloir douter de la bonne foi du journal, la réalité qu’on décrit ici ne semble pas complètement en phase avec l’actualité du terrain – de notre territoire, en tout cas. On assiste plutôt à une poussée des pauvres opérateurs, qui cherchent à ouvrir encore plus grand les vannes de l’industrialisation de notre nature, et qui semblent y parvenir.

Quand on lit notre analyse des différents scénarios mis en avant pour accompagner la progression des EnR en France, l’image qui se dégage n’est pas vraiment celle d’une perte de vitesse, mais plutôt d’une accélération constante.

Qui dira la misère de l’opérateur EnR ?

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